Pour éliminer définitivement les bruits de pas provenant de l’étage supérieur, l’isolation phonique du plafond s’impose comme l’une des solutions les plus efficaces. Cela est vrai lorsque la résolution du problème à la source n’est pas possible. Le choix judicieux de l’isolant et la création d’un faux plafond acoustique représentent des étapes cruciales à franchir pour mener à bien votre projet. Notez qu’il existe plusieurs options disponibles pour chaque cas, offrant ainsi une vaste gamme de choix.
Dans ce guide, nous examinerons en détail l’isolation phonique d’un plafond et présenterons toutes les solutions efficaces pour atténuer les bruits aériens.
En quoi consiste l’isolation phonique d’un plafond ?
L’isolation phonique d’un plafond consiste à utiliser des matériaux et des techniques d’isolation acoustique pour réduire ou éliminer les bruits qui viennent de l’étage supérieur. La plupart du temps, l’on installe une mousse polyuréthane alvéolée que l’on enroule autour du plafond.
Les matériaux utilisés pour réaliser l’isolation phonique d’un plafond

Il existe divers matériaux d’isolation phonique pour plafonds, classés en deux grandes catégories : les laines minérales et les laines végétales. Les laines minérales englobent la laine de verre et la laine de roche. Quant aux laines végétales, elles comprennent la fibre de bois et la laine de coton. En tant qu’alternative, vous pouvez également envisager l’utilisation de plaques de plâtre à isolation acoustique renforcée.
Avant de sélectionner un isolant acoustique, vérifiez sa compatibilité avec votre plafond. Pour prendre cette décision en toute tranquillité, tenez compte des éléments suivants :
- Le type de bruit à atténuer (aérien, bruit d’impact, solidien).
- Le matériau principal du plafond (dalle de béton, plancher en bois).
Ce sont ces deux facteurs qui vous serviront de référence pour choisir le matériau approprié.
Les techniques ou solutions d’isolation phonique pour plafond
Plusieurs solutions sont envisageables pour isoler phoniquement votre plafond.
Corriger le problème à la source
La solution idéale pour éliminer les bruits provenant de l’étage supérieur serait de résoudre le problème à sa source. Cela pourrait impliquer des négociations avec vos voisins. Il n’est pas toujours facile de persuader les autres de réaliser de tels travaux. C’est pourquoi des alternatives existent qui pourraient vous procurer une certaine satisfaction. Si la source des nuisances sonores se trouve dans une pièce de votre propre maison, cela demeure la solution la plus efficace.
L’installation d’un faux plafond

Le processus implique la mise en place d’un plafond suspendu sur une ossature métallique. Dans la plupart des cas, des plaques de plâtre sont vissées sur cette structure métallique. L’ensemble est ensuite fixé au plafond existant à l’aide de suspentes antivibratiles.
Une fois cette étape réalisée, la suivante consiste à remplir l’espace vide avec un isolant en fibres. Les isolants prenant la forme de panneaux ou de rouleaux sont fortement recommandés. Ce dispositif agira comme un amortisseur pour le bruit.
Cette solution n’est pas efficace contre les bruits d’impact ou les bruits solidiens. Les vibrations générées par les impacts sont transmises aux suspentes et à l’ossature, qui à leur tour les transmettent aux plaques de plâtre.
Pour minimiser au maximum ces effets, optez pour des ossatures à longue portée fixées de mur à mur. Cette méthode vise à désolidariser le faux plafond installé du plafond réel situé au-dessus.
Le doublage d’un mur
En doublant l’un de vos murs avec un isolant, vous pouvez atténuer les bruits aériens provenant d’une pièce située au-dessus dans votre maison. Pour ce faire, suivez ces étapes :
- Posez une ossature en bois ou métallique sur le mur choisi.
- Placez un isolant souple à l’intérieur de l’ossature, en veillant à ne pas le comprimer.
- En prenant cette précaution, vous garantissez les performances de votre dispositif d’insonorisation.
Isolation phonique d’un plafond sous-plancher en bois : comment faire ?
Pour réussir l’isolation d’un plafond sous-plancher en bois, suivez ces deux étapes essentielles :
Commencez par installer un isolant souple ou semi-rigide. Placez-le entre et sous les solives en bois qui constituent la structure du plancher. Cette première étape est cruciale pour réduire le pont phonique résultant de la surface des solives. Optez pour des plaques de parement à isolation acoustique renforcée. Les plaques de type Placo Phonique sont recommandées. Vous pouvez également envisager de doubler le parement pour obtenir une meilleure performance d’insonorisation.
Quel est l’isolant le plus facile à installer pour une isolation phonique de plafond ?
Lors du choix de votre matériau d’isolation, l’un des critères à considérer est la facilité de pose. À cet égard, le liège se distingue. Qu’il soit sous forme de panneaux ou de rouleaux, le liège est léger, avec une épaisseur moyenne d’environ 20 cm. Ces caractéristiques font du liège un matériau facile à manipuler.
Le liège présente moins d’aspérités et, qu’il soit en vrac ou en plaques, il ne se tasse pas, assurant ainsi une pose durable.
Quel matériau privilégié pour avoir un meilleur rapport qualité prix ?
Si vous êtes à la recherche du meilleur rapport qualité-prix, la ouate de cellulose est le matériau qui convient parfaitement. Il offre une résistance accrue à l’humidité. De plus, contrairement à la laine de roche par exemple, il est moins sensible au tassement. Veillez à ne pas négliger la qualité de la pose afin de maintenir le niveau de performance requis. Soulignons que la ouate de cellulose est moins coûteuse que d’autres matériaux.
Pour vous en convaincre, voici un tableau comparatif des prix de quelques matériaux utilisés pour l’isolation phonique d’un plafond :
| Matériaux | Prix au m² |
| La Ouate | Entre 2 et 20 euros |
| La Laine de roche | Entre 5 et 50 euros |
| La Fibre de bois | Entre 5 et 50 euros |
| Le liège | Entre 9 et 90 euros |
Notez que ces prix sont à titre indicatif. En fonction de la région ou des fournisseurs, il pourrait y avoir des variations importantes.
FAQ
Quels sont les avantages et inconvénients de la fibre de bois pour l’isolation du plafond ?
La fibre de bois, un isolant d’origine biologique obtenu par le processus de défibrage du bois, trouve son application sous forme de panneaux rigides ou semi-rigides, bien qu’elle puisse aussi être utilisée en vrac. Sa sensibilité à l’inflammation demeure un point d’attention important, demandant un traitement ignifuge pour garantir sa sécurité. En complément, il est envisageable d’assurer la protection de la fibre de bois en la combinant avec des plaques de plâtre.
La fibre de bois, en tant qu’isolant, émane d’une démarche biologique basée sur le traitement des fibres de bois. Sa flexibilité d’utilisation s’étend des panneaux rigides aux versions semi-rigides et en vrac. Sa vulnérabilité au feu nécessite un traitement spécifique pour éviter les risques incendiaires. L’association de la fibre de bois avec des plaques de plâtre offre une solution complémentaire pour renforcer son aptitude à l’isolation tout en garantissant sa protection.
Quels sont les points forts du liège ?
Le liège se présente sous deux formes : naturelle et expansée. Il est utilisé dans sa version compressée et chauffée, car c’est ainsi qu’il démontre des performances optimales. Il s’avère efficace pour atténuer les bruits d’impact et les vibrations. Le liège absorbe les ondes sonores et améliore l’acoustique d’une pièce en évitant la résonance. Ces qualités en font l’un des meilleurs matériaux d’isolation phonique pour un plafond, malgré son inconvénient lié à son coût plus élevé que d’autres matériaux.
En résumé, effectuez une isolation phonique du plafond pour éliminer les bruits en provenance de l’étage supérieur. Pour ce faire, diverses options sont envisageables, comme la création d’un faux plafond, le traitement à la source ou le doublage d’un mur. Choisissez les bons matériaux. N’hésitez pas à solliciter les conseils d’un professionnel pour prendre une décision éclairée.