L’isolation des murs est une étape clé pour améliorer la performance énergétique d’un logement, en limitant les déperditions de chaleur et en augmentant le confort thermique. Selon la configuration du bâtiment, vous avez plusieurs solutions pour isoler les murs, qui se distinguent par la technique de pose, le matériau utilisé et le coût. Nous avons plusieurs méthodes et matériaux pour isoler les murs, qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients.
Le choix de la meilleure solution dépend de plusieurs facteurs, comme le budget, le type de bâtiment, les contraintes d’urbanisme, les performances attendues et les préférences personnelles. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès d’un professionnel qualifié, qui pourra réaliser un diagnostic thermique et proposer la solution la plus adaptée. Vous avez la possibilité de bénéficier de certaines aides financières, comme le crédit d’impôt, la prime énergie ou l’éco-prêt à taux zéro, qui peuvent réduire le coût de l’isolation.
Techniques et matériaux pour l’isolation des murs par l’intérieur (ITI)
L’isolation par l’intérieur consiste à appliquer un matériau isolant sur la face intérieure des murs. Cette technique est la plus courante en France, car elle est moins chère et plus facile à mettre en œuvre que l’isolation par l’extérieur. Elle permet de conserver l’aspect extérieur du bâtiment, ce qui peut être un avantage dans le cas de logements anciens ou soumis à des règles d’urbanisme. Elle peut se faire sans déclaration de travaux, sauf si elle modifie la distribution des pièces.

Différentes techniques pour l’ITI
La pose de l’isolant peut se faire de plusieurs manières, selon le support et le type de matériau. On distingue trois techniques principales : le collage, le vissage et l’insufflation. L’isolant peut être collé directement sur le mur, à l’aide d’un mortier adhésif ou d’un système de rails. Cette technique est simple et rapide, mais elle nécessite un mur sain, plan et solide.
Vous pouvez visser l’isolant sur une ossature métallique, qui est fixée au mur. Cette technique permet de corriger les défauts du mur, de passer les réseaux électriques et de créer un vide d’air entre le mur et l’isolant, ce qui améliore la performance thermique.
L’insufflation consiste à insuffler l’isolant sous pression dans une contre-cloison maçonnée, qui est construite devant le mur. Cette technique permet de remplir tous les interstices et de supprimer les ponts thermiques, mais elle est plus coûteuse et plus complexe à réaliser.
Quelle que soit la technique utilisée, l’isolant doit être recouvert d’un parement, qui assure la finition et la protection du mur. Le parement peut être en plâtre, en bois, en PVC ou en métal, selon le rendu souhaité. Il peut être décoré, peint ou tapissé, selon les goûts.
L’isolation par l’intérieur présente des avantages et des inconvénients, qu’il faut bien connaître avant de se lancer. Voici les principaux :
- Moins coûteuse que l’isolation par l’extérieur ;
- Ne modifie pas l’aspect extérieur du bâtiment et peut se faire sans déclaration de travaux ;
- Réduit la surface habitable ;
- Susceptible de créer des ponts thermiques au niveau des planchers, des plafonds et des ouvertures ;
- Entraîne des problèmes de condensation et de moisissures, si la ventilation n’est pas suffisante
Différents matériaux pour l’ITI
Nous avons différents types de matériaux isolants, qui se présentent sous la forme de panneaux rigides, de rouleaux ou de flocons. On peut citer la laine minérale (laine de verre ou laine de roche), le polystyrène (expansé ou extrudé), la fibre de bois ou la ouate de cellulose. Ces matériaux ont des propriétés thermiques et acoustiques variables, que nous devons prendre en compte en fonction des besoins. Ils ont des impacts environnementaux différents, selon qu’ils sont d’origine naturelle, recyclée ou synthétique.
Isolation des murs par l’extérieur (ITE) : quelles sont les techniques et les matériaux à utiliser ?
L’isolation par l’extérieur consiste à envelopper le bâtiment d’un matériau isolant, qui est fixé sur la façade. Cette technique est moins répandue en France, car elle est plus chère et plus complexe à mettre en œuvre que l’isolation par l’intérieur. Elle nécessite une déclaration de travaux, voire un permis de construire, si elle modifie l’aspect extérieur du bâtiment. Elle peut être soumise à des contraintes d’urbanisme, notamment dans les zones protégées ou classées.
L’isolation par l’extérieur offre une performance thermique supérieure à l’isolation par l’intérieur, car elle supprime les ponts thermiques et préserve l’inertie des murs. Elle permet aussi de gagner en confort acoustique, en réduisant les bruits extérieurs. Elle ne réduit pas la surface habitable, ce qui peut être un avantage dans le cas de logements exigus. Elle améliore l’esthétique du bâtiment, en lui donnant un aspect neuf et moderne.
Comme pour l’isolation par l’intérieur, il existe différents types de matériaux isolants, qui se présentent sous la forme de panneaux, de rouleaux ou de flocons. Nous citons le polystyrène (expansé ou extrudé), la laine de roche, la fibre de bois ou le liège.

La pose de l’isolant peut se faire de plusieurs manières, selon le support et le type de matériau. On distingue trois techniques principales : le collage, le chevillage, le calage.
Le collage consiste à coller l’isolant directement sur la façade, à l’aide d’un mortier adhésif ou d’un système de rails. Cette technique est simple et rapide, mais elle nécessite une façade saine, plane et solide.
Pour le chevillage, l’isolant est chevillé sur la façade, à l’aide de plots ou de chevilles. Cette technique permet de corriger les défauts de la façade, de s’adapter à tous les types de supports et de créer un vide d’air entre la façade et l’isolant.
Avec le calage, l’isolant est calé sur une ossature, qui est fixée à la façade ou au sol. Cette technique permet de supporter des charges importantes, de passer les réseaux électriques et de créer un vide d’air entre la façade et l’isolant.
Quelle que soit la technique utilisée, l’isolant doit être recouvert d’un revêtement, qui assure l’étanchéité, la protection et l’esthétique du mur. Le revêtement peut être un enduit, un bardage ou un panneau décoratif, selon le rendu souhaité. Il peut être de différentes couleurs, de différentes textures et de différents matériaux, comme le bois, le métal, le PVC ou la pierre.
Voici les principaux avantages et inconvénients que présente l’isolation par l’extérieur :
- Plus performante que l’isolation par l’intérieur ;
- Supprime les ponts thermiques ;
- Préserve l’inertie des murs ;
- Ne réduit pas la surface habitable ;
- Plus coûteuse que l’isolation par l’intérieur ;
- Modifie l’aspect extérieur du bâtiment ;
- Nécessite une déclaration de travaux ;
- Peut nécessiter des adaptations des menuiseries, des gouttières et des descentes d’eau.
L’isolation répartie (ITR) : une technique qui nécessite des matériaux spécifiques.
L’isolation répartie consiste à utiliser des matériaux de construction qui ont eux-mêmes des propriétés isolantes, comme la brique monomur, le béton cellulaire, la pierre ponce ou le bois massif. Ces matériaux sont utilisés pour réaliser les murs porteurs ou les cloisons intérieures, sans avoir besoin d’ajouter un isolant supplémentaire.
Cette technique est moins courante en France, car elle est plus coûteuse et plus complexe à mettre en œuvre que les deux précédentes. Elle nécessite une conception spécifique du bâtiment, qui doit prendre en compte les caractéristiques techniques, thermiques et acoustiques des matériaux. Elle offre une isolation homogène, qui limite les risques de condensation et de moisissures. Elle assure une bonne régulation de l’humidité et de la température, grâce à l’inertie des matériaux.
Nous avons différents types de matériaux isolants répartis, qui se présentent sous la forme de blocs, de plaques ou de panneaux. Parmi eux, la brique monomur, le béton cellulaire, la pierre ponce ou le bois massif. Ces matériaux ont des propriétés thermiques et acoustiques variables, qu’il faut prendre en compte en fonction des besoins.
La pose des matériaux isolants répartis se fait selon les règles de l’art de la maçonnerie, en respectant les normes de sécurité et de stabilité. Les matériaux doivent être assemblés par emboîtement, par collage ou par vissage, selon le type de matériau. Les joints doivent être réalisés avec soin, pour éviter les fuites d’air et les ponts thermiques. Les matériaux doivent être protégés des intempéries, par un enduit ou un bardage, selon le cas.
L’isolation répartie présente des avantages et des inconvénients :
- Simplifie la mise en œuvre, en évitant d’ajouter un isolant supplémentaire ;
- Assure une isolation homogène, sans ponts thermiques ni condensation ;
- Limite les variations de température, grâce à l’inertie des matériaux ;
- Plus coûteuse que les deux autres techniques ;
- Nécessite des matériaux spécifiques, qui ne sont pas toujours disponibles sur le marché ;
- Offre une performance thermique moindre que les deux autres techniques.