Faire installer une pompe à chaleur est bénéfique aussi bien pour vos finances que pour la planète. Ce système de chauffage est économique et plus soucieux de l’environnement. Si vous envisagez de faire installer un tel équipement dans votre logement, vous devez vous intéresser de près à son rendement. Le coefficient de performance est l’indice qui sert à indiquer le rendement d’une PAC. Cette valeur est variable d’un modèle à un autre et peut être optimisée si vous adoptez les bons gestes.
Rendement moyen d’une pompe à chaleur : comprendre les notions essentielles
Les pompes à chaleur rencontrent beaucoup de succès auprès des Français. Cette popularité s’explique par les nombreux avantages qu’offre ce système de chauffage en comparaison aux appareils de chauffage traditionnel, à l’instar des chaudières et du chauffage à gaz ou à fioul. Le succès des PAC s’explique notamment par son caractère écologique.
Grâce à des capteurs situés à l’extérieur du logement, la pompe à chaleur puise les calories des ressources naturelles (air, eau ou sol) et les transforme en énergie. L’énergie calorifique recueillie est ensuite transformée et utilisée pour le chauffage du logement ou pour produire de l’eau chaude sanitaire.
Selon la ressource utilisée, nous distinguons les pompes à chaleur :
- Aquathermiques,
- Géothermiques,
- Aérothermiques.
L’indice de performance de la PAC
Chaque modèle de pompe à chaleur présente des caractéristiques particulières. Ces caractéristiques incluent notamment l’efficacité énergétique. Le rendement d’une pompe à chaleur est estimé par le coefficient de performance. Cette valeur est le plus souvent indiquée sur la fiche technique de l’appareil.
Le COP indique au propriétaire la quantité d’énergie nécessaire pour la production d’1 kWh d’électricité. La moyenne pour les PAC est de 3 kWh d’énergie pour 1 kWh d’énergie électrique. C’est pourquoi le COP de la plupart des pompes à chaleur se situe entre 3 et 5.

Le SCOP ou indice de performance saisonnier
Le COP peut varier à cause des facteurs naturels, tels que les aléas du climat et les changements de saison. En effet, le coefficient de performance d’une pompe à chaleur est déterminé lors des tests en laboratoire. La valeur qui est marquée est une donnée optimale qui peut varier dans des conditions naturelles d’utilisation. En plus des conditions météorologiques, d’autres facteurs, tels que le type d’émetteur utilisé, peuvent avoir un impact sur le rendement d’une pompe à chaleur.
Raison pour laquelle certains n’hésitent pas à se référer à l’indice de performance saisonnier, en abrégé SCOP, plutôt qu’à l’indice de performance de la PAC ou COP. Cet indicateur définit le rendement de la pompe à chaleur à des périodes spécifiques de l’année. Pour être le plus précis possible, les fabricants donnent le SCOP en se basant sur le type d’émetteur utilisé et les températures moyennes enregistrées.
Les données fournies par cet indice sont plus représentatives. À partir de ces informations, les consommateurs peuvent déterminer la marque et le modèle de pompe à chaleur qui correspond le mieux à leurs besoins.
À travers ce tableau récapitulatif, vous pourrez apprécier le rendement des principaux types de PAC vendus sur le marché :
| PAC | Indice de performance | Indice de performance saisonnier |
| Pompe à chaleur eau eau | Entre 5 et 5,5 | Entre 4 et 5,5 |
| Pompe à chaleur air eau | Entre 3,5 et 5 | entre 3 et 4 |
| Pompe à chaleur air air | Entre 3 et 5 | Entre 2 et 3 |
Astuces pour optimiser l’efficacité de votre pompe à chaleur
Les experts sont unanimes au sujet des hautes performances énergétiques des pompes à chaleur. Même si ce système de chauffage est sujet aux caprices du climat, bien choisi, il peut s’avérer être une solution de chauffage satisfaisante à tous les points. Dès l’achat de votre pompe à chaleur, il suffit de parcourir la fiche technique pour découvrir quel est son rendement. Ceci dit, vous pouvez toujours améliorer les performances de votre système de chauffage, grâce à des astuces simples.
Procédez à une étude thermique du logement afin de déterminer vos besoins.
Tout projet de rénovation énergétique passe par l’étude thermique du logement. L’évaluation du logement permet de déterminer les ponts thermiques et de les corriger. Le bilan énergétique doit être réalisé par un artisan RGE.
Lors de l’expertise, l’artisan RGE s’intéressera à :
- Votre localisation ;
- La surface du logement ;
- L’ancienneté du logement ;
- Les besoins énergétiques du foyer.
Tous ces éléments lui permettront de déterminer :
- Le modèle de PAC qui vous convient entre la PAC air eau, la PAC air air, la PAC réversible, la PAC hybride… ;
- La puissance optimale de la pompe à chaleur qui vous convient ;
- Les équipements et accessoires les mieux adaptés.
Gardez votre logement à une température constante.
Certains propriétaires de pompes à chaleur ont pour habitude d’éteindre leur système de chauffage lorsqu’ils sont absents. Cela est fréquent en journée lorsque les parents doivent se rendre au travail et les enfants à l’école. En éteignant le chauffage, la température du logement baisse de manière conséquente. Lors de la mise en marche, l’appareil est encore plus sollicité pour assurer le chauffage du logement.
Pour éviter de trop solliciter votre pompe à chaleur, il est préférable d’éviter les variations de température importantes. Au lieu d’arrêter complètement votre système de chauffage, il est plus judicieux de le baisser afin de conserver votre logement à chaud.

Veillez à l’entretien régulier de votre pompe à chaleur.
Tous les modèles de pompes à chaleur ont besoin d’un entretien régulier. Cet entretien est fait à titre préventif pour assurer un meilleur rendement à l’équipement. Confiez cette opération à un professionnel pour profiter du meilleur suivi. L’expert se chargera du nettoyage des pièces, de leur remplacement en cas d’usure et du réglage de votre système de chauffage.
Une attention particulière doit être accordée à l’unité extérieure de la PAC. C’est l’élément le plus exposé du dispositif. L’unité extérieure est en effet exposée aux intempéries et peut subir de nombreux dommages au fil du temps. Grâce à un nettoyage régulier, vous ne risquez pas d’avoir une panne à ce niveau.
Réduisez vos besoins en chaleur.
Un logement mal isolé aura besoin de plus d’énergie qu’il n’en faut. Pour éviter de gaspiller de la chaleur et solliciter inutilement votre pompe à chaleur, vous devez corriger les ponts thermiques de votre logement. Certaines failles sont dues à la négligence et aux mauvaises habitudes des résidents. Une fenêtre mal fermée en hiver peut avoir des conséquences importantes sur votre consommation d’énergie. Rassurez-vous de fermer correctement vos ouvertures lorsque le chauffage est en marche.
Un autre moyen de réduire vos besoins énergétiques consiste à prendre des douches moins courtes et moins chaudes. Pour cela, il suffit de réduire la température du thermostat. Idéalement, pour une pompe à chaleur air eau, le chauffe-eau doit être réglé à moins de 50 °C.
Optez pour un système de chauffage d’appoint pour tenir en hiver.
Les pompes à chaleur air air et air eau offrent leur meilleur rendement en été. Avec la chaleur ambiante, ces appareils trouvent le maximum de calories dans l’air pour assurer le chauffage du logement. Le rendement de ces appareils est particulièrement mauvais en hiver. Pour conserver votre confort domestique, vous devez faire installer un chauffage d’appoint qui prendra la relève pendant ces périodes.
L’installation d’une pompe à chaleur se prépare. Pour rentabiliser votre investissement, vous devez vous faire accompagner par des professionnels certifiés. Nous sommes à votre disposition pour l’élaboration d’un devis détaillé pour l’installation de n’importe quel type de pompe à chaleur.